L'environnement dans un roman : un personnage indispensable


27 Dec
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                                  FRANCE VENDEE NOIREMOUTIER D7100PHOTOS 28 AOÛT 2018 298_HDR1 copie.jpg
L'environnement et/ou le paysage d'une région peuvent-ils être des personnages à part entière d'un livre ? Pour ma part, ils font partie intégrante de l'histoire d'un livre et peuvent s'avérer très importants. Utiliser un environnement, des reliefs ou des paysages peuvent nous permettre de parler des personnages sous un autre angle, de permettre au lecteur d'apprendre des traits de leur personnalité que l'on ne pourrait pas expliquer aussi bien autrement, car un lieu peut être l'essence ou le terreau d'un personnage. Il le lie à un passé, présent ou futur, avec tout ce que cela comporte : souvenirs, douleurs, joies et bonheurs, premiers émois, première peine de cœur, etc... Il m'arrive d'être inspiré par un lieu avant les personnages, comme pour ce manuscrit en fin de correction que j'ai terminé il y a un moment. J'ai tellement été inspiré par l'endroit que ma moitié m'y a emmené à nouveau pour que je puisse mieux l'explorer. Et c'est ce que j'ai fait. J'ai enfourché mon vélo et suis partis à l'aventure. Je me suis arrêté dans les endroits ou mes personnages y passent du bon temps ou discutent, simplement. J'ai eu l'impression d'une immersion totale pour ce livre. C'était assez fou. Pour peu, j'aurais vu Sam et Nadine débouler à l'autre bout de la plage des Dames et me faire signe. 

Je vous mets un exemple (extrait) de ce texte érotique ou j'utilise l'endroit pour décrire la sensualité des personnages à certains passages... Et vous, en tant qu'auteur, l'environnement peut-il vous inspirer et déclencher une histoire ? Et en tant que lecteur, êtes-vous sensible au lieu ou se passe l'histoire que vous lisez? 

Extrait : 

"Enfants de la mer, nous avons eu la chance de vivre dans ce coin privilégié qu’est cette île. Nous avons poussé comme des salicornes, tantôt caressés par un courant doux tantôt piqués par la salinité de l’eau de mer. Cette sauvageonne des marais faite d’eau et de sel. Croquante et souple à la fois.
Nous avions cette odeur des gens de la mer travaillant et dépendant de cette dernière. Le goût iodé des peaux semblait le même pour chacun de nous qui travaillions dans l’ostréiculture comme le faisaient les parents de Sam ou dans les marais, ou mes parents-sauniers passaient la plupart de leur temps.
Le sel semblait éradiquer la moindre odeur corporelle, pourtant relevée par un soleil généreux l’été sur tous ces corps ruisselants de sueur. Il n’était pas tendre avec le cuir des travailleurs, mais lui donnait aussi un aspect robuste et des marques de sel qu’on était fiers d’exhiber comme des cicatrices".
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